Negritude
Bibl.: Margarido, Alfredo (1964), Negritude
e Humanismo, Lis.,Casa dos Estudantes do Império
A
palavra negritude foi pela 1ª vez
escrita por Aimé Césaire em 1938, no seu livro de poemas Cahier d'un retour au pays natal, prefaciado por André Breton.
Está
ligada a um grupo de estudantes africanos, sediado em Paris, de que se
destacaram Léopold Sédar Senghor (1906) - senegalês -; Aimé Césaire (1913)-
martinicano - ; Léon Damas (1912) - Ganês
A Negritude significa inicialmente:
- o
património cultural, os valores e sobretudo o espírito da civilização
negro-africana;
ou
-
conjunto dos valores culturais do mundo negro.
Entre
1933-35, no espaço africano não se vislumbrava "nenhuma reforma em
perspectiva" e os colonizados, na opinião de Senghor, "legitimavam a nossa (dos negros)
dependência política e económica pela teoria da tábua rasa."
O contributo do homem negro por Léopold
Sédar Senghor, in L'Homme de Couleur (1939)
À
questão: Há negros, negros puros, negros pretos?
Senghor
responde que a ciência diz que não. Porém, afirma que houve uma cultura negra,
cuja área compreendia os países do Sudão, da Guiné e do Congo.
Sente,
todavia, a necessidade de explicitar o sentido do conceito cultura: "Eu entendo como Cultura o espírito da Civilização e como Civilização as obras
e as realizações da Cultura."
É
preciso pensar na acção do colonizador face à(s) civilização (ões). Esse será
um dos problemas que a Literatura tentará equacionar.
Características
do Homem Negro:
a)
Sensibilidade emotiva - " A emoção é negra, como a razão é helénica";
b)atitude
rítmica;
c)antropopsiquismo,
vulgarmente designado por animismo, o
que significa que toda a Natureza está animada de uma presença humana: não só
os animais e os fenómenos da Natureza - chuva, vento, trovão, montanha, rio,-
mas também a árvore e a pedra se tornam homens. Homens que guardam
características físicas originais, como instrumentos e signos da sua alma
original. É aqui que encontramos o traço mais profundo, o traço eterno da alma
negra.
+ tarde,
MIA COUTO escreverá: "Na nossa raça choramos com o corpo.Eles não ficam
presos da desgraça." V.A.,71
Le
nègre est monothéiste, en effet, si loin que l'on remonte dans son histoire, et
partout. Il n'y a qu'un seul Dieu qui a tout créé, qui est toute puissance et
toute volonté, toutes les puissances et toutes les volontés des génies et des
ancêtres ne sont que des émanations de LUI." 297
Le
culte concerne les génies et les ancêtres (Maurice Delafosse)... Je vois un triple but aux sacrifices: participer à
la puissance des esprits supérieurs, dont sont les ancêtres; communier avec eux émotivement jusqu'en
une sorte d'identification, enfin être charitable aux encêtres. Car les morts,
tout puissants qu'ils sont, n'ont pas la "vie", et ils ne peuvent se
procurer ces "nourritures terrestres" qui font la douceur intense de
vivre.
Non,
ni la peur, ni les soucis matériels ne dominent la réligion des nègres...mais
l'amour et la charité, qui est l'amour fait action.
La
morale consiste à ne pas rompre la communion
des vivants, des morts et des génies en Dieu, de la maintenir par la charité.
Et celui-là est puni proprement d'isolement qui rompt ce lieu mystique.
La société nègre
La famille est la cellule sociale. La société est formée de cercles
concentriques de plus en plus larges, imbriqués les uns dans les autres... et
formés les les uns dans les autres ...et formés sur le type même de la famille.
Plusieurs familles qui parlent le même dialecte et qui se sentent une origine
commune forment une tribu; plusieurs
tribus qui parlent la même langue et habitent le même pays peuvent constituer
un royaume; enfin, plusieurs royaumes peuvent entrer à leur tour dans une confédération ou un empire.
La
femme est l'égale de l'home...c'est que la femme est la mère, dépositaire de la
vie, et la gardienne de la tradition... dans la division du travail - car
division il y a, non hiérarchisation - sa tâche est souvent lourde; mais alors
s'accroît sa responsabilité, sa dignité.
La
famille ainsi restreinte n'est pas un groupe autonome: elle habite dans le carré de la famille clanique au sens de
la gens. Celle-ci est la véritable
famille négro-africaine.Elle comprend tous les descendants d'un même ancêtre,
homme ou femme. L'ancêtre clanique est le chaînon qui unit le côté divin des
hommes, génie lui-même et sorte de demi-dieu... Le chef de famille, le premier
né des vivants est, à son tour, le chaînon qui unit ceux-ci aux ancêtres morts.
Plus près d'eux, participent de leur science et de leur puissance, leur parlant
familièrement, plus que le chef, il est le prêtre, le médiateur. 301
...
la propriété des produits agricoles et artisanaux est collective, étant
collectif le travail lui-même. D'où cet avantage capital: chaque homme est
assuré matériellement du "minimum vital" selon ses besoins.
"Quand la récolte est mûre, dit Le Oulof, elle appartient à tous."
Le
mérite de l'art nègre est de n'être ni jeu ni pure jouissance estéthique; de signifier.
Cette
force ordinatrice qui fait du style nègre est le rythme. C'est la chose la plus
sensible et la moins matérielle. C'est l'élément vital par excellence.
C'est
dire que la musique nègre, comme la sculpture, comme la danse, est enracinée au
sol nourricier qu'elle est chargée de rythmes, de sons et de bruits de la
terre. 311
Souvent
le seul accompagnement au chant est le tam-tam,
voire le battement des mains.
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